lundi 25 février 2013

Le commerce autrement

Le commerce. 

Ce mot évoque une panoplie d'images qui ne sont pas toujours admirables: argent, compétition, avarisme, pollution, destruction de la nature, exploitation des travailleurs, lobbyisme, arnaques, publicité frauduleuse, vol et on en passe. 

Ce modèle semble l'unique modèle possible qui se présente à nous dans ce monde capitaliste et néoliberaliste  au sein duquel nous vivons. 

Nous savons tous qu'il y a certaines choses qui n'ont pas de valeur commerciale et qui ne sont pas coté en bourse,  la paix entre les nations et les peuples en est un bon exemple. Aussi ridicule que cela semble, le système dans lequel nous vivons voudrait nous convaincre qu'il est bien plus rentable économiquement de faire la guerre que de vivre en paix. Si nous regardons combien les gouvernements investissent dans le secteur militaire, on remarque qu'une grande partie est investie dans la machine de guerre (ex.: antiterrorisme, la sécurité frontalière, etc) et non dans des projets visant la paix ou le bien-être de la société (ex.: santé, l'éducation ou services sociaux). Les statistiques illustre bien cela: environ 22,3 milliard investi au Canada pour la défense et de la sécurité nationale en 2010-2011 et 631 milliard pour les États-Unis en 2013, c'est-à-dire environ 50% du total des dépenses militaires dans le monde entier. Ce modèle basé sur le profit et l'accumulation des richesses, par une minorité privilégiée au détriment de tous, n'a qu'un seul but: se reproduire ad vitam aeternam peu importe les conséquences sociales et environnementales. Pourtant, il existe bel et bien des alternatives à ce modèle et elles sont déjà appliquées au niveau local aux quatre coins du monde.
Et si on pouvait faire le commerce autrement?

Si on pouvait créer des commerces qui nous inspire le partage, l'entre-aide, la protection de l'environnement, le respect des droits des travailleurs, l’honnêteté, qui redonnent à nos communautés ET qui nous permettent de vivre décemment?

Bonne nouvelle! Il y a un tas d'exemples partout dans le monde de ces types de commerces. Des petites ou moyennes entreprises qui à chaque jour changent le monde et contribuent à renforcer le tissue sociale, protéger notre terre mère et qui réussissent à prouver que le commerce n'a pas besoin d'être une force destructive dans nos vies. Un peu de créativité, d'entre-aide, d'inspiration suffisent pour pouvoir construire le monde autrement. Ces modèles pourront un jour être appliqués de manière plus globale. Ainsi, nous pourrons alterner ce vieux paradigme, qui veut juste réformer les structures déjà existantes, par un nouveau paradigme qui prône la création de nouveaux modèles constructifs, novateurs et inspirants.

L'innovation autrement
Voyez-vous flou ou avez-vous besoin d'un nouveau regard sur la vie? Allez voir le bonhomme à lunettes! Il est sympathique et en plus il vous fera des lunettes à un 1/3 du prix régulier tout en donnant une partie des ses revenus à des organismes communautaires. Quoi? Comment est-ce possible? Après avoir remarqué que les plus démunis ne pouvaient pas se procurer des lunettes, Philippe Rochette, opticien de formation a décidé de lancer sa propre entreprise de manière complètement innovateur: il se défait des coûts d'un local, il deviens un opticien itinérant, il base ses prix sur les besoins de la communauté et il s'allie avec le réseau des organismes communautaires de sa ville, Montréal. Ainsi, il a réussi à créer une entreprise qui remplie la mission de desservir le publique peu importe leur revenu et de redonner à sa communauté tout en ayant un emploi qui le permets de subvenir à ses propres besoins. Comme le bonhomme à lunettes dit: "Ensemble nous verrons!"


S'organiser autrement

Un commerce est généralement organisé de manière hiérarchique où il y a une claire distribution des rôles et des pouvoirs. Le propriétaire-investisseur est généralement en haut de la pyramide hiérarchique avec un pouvoir absolu sur son commerce et ses employés car son rôle se résume à dirigé l'entreprise tout en bénéficiant des plus gros partie du bénéfice. Par contraste, en bas de la pyramide on trouve les employés qui compétition entre-eux pour un meilleur salaire tout en étant vulnérable au décisions de l'employeur et se partageant une maigre portion des profits issu de leur travail collectif.

Cependant, si c'est bien le travail collectif de tous qui assure la pérennité et réussite d'une entreprise, on se doit peut-être alors de repenser le modèle d'organisation hiérarchique et appliquer un modèle qui reflète la réalité de cette collectivité.

La coopérative de travail est un exemple réussi de comment organiser un commerce autrement. Il y a plusieurs coopératives de travail dans le monde et dans la région de Montréal, il y en a deux qui peuvent être citer comme des exemples réussi: La Coop Touski et le Café Artère.

Ces deux commerces sont organisés sur le principe que les propriétaires-fondateurs et les employés sont aussi valable un que l'autre et que, dans cette perspective, tout les personnes qui travaillent dans le commerce devraient bénéficier du même salaire. De plus, les employés perçus comme des être humains doués d'intelligence et de créativité sont invités à participer dans l'amélioration de la gestion de l'entreprise. On s'organise par comité et on crée des moment privilégiés de rencontre entre les employés pour discuter du commerce et de leur emploi respectifs. Ce qui rend ce mode de fonctionnement encore plus attrayante c'est qu'elle est née d'un désir d'améliorer la communauté et alors on retrouve normalement un volet sociale, environnementale ou politique qui vise à redonner à la communauté dans lequel le commerce s'implante. Ainsi, ces types de commerces vont généralement tenter d'offrir des services et des produits de bonne qualité à moindre prix, rendre accessible un espace où la communauté peux se rassembler pour divers causeries ou spectacles et défendre l'idéal d'être inclusif au lieu d'exclusif, c'est-à-dire ouvrir leur portes à toute les sphères de la société: les familles, les militants, les organismes communautaires, les artistes, les plus démunis, les étudiants, les personnes du quartier ou juste les personnes curieux. C'est une manière de s'organiser qui permets à plusieurs personnes de mettre leur ressources ensemble pour redonner à leur communauté tout en encourageant une plus grande participation citoyenne et une éducation populaire accrue.





L'argent autrement

La base du commerce c'est l'échange de bien ou de services en contre partie d'une "devise" ou d'une "monnaie" reconnu par ceux qui s'engage dans cette échange. L'importance c'est que les personnes qui s'échangent reconnaisse comme valide la devise utiliser et qu'ils soient en accord que l'un est égal à la valeur de l'autre. Dans cette perspective n'importe quelle devise peut être utiliser car il suffit d'être en accord avec sa valeur marchande. On n'a pas l'habitude de penser en dehors du système monétaire actuelle pourtant il existe des exemples de devises ou manières de marchander qui sont complétement à part de notre système actuelle et qui forme ce qu'on appel des devises alternatives. Ces monnaies on généralement comme but d'encourager l'économie locale, de permettre l'échanger des biens et des services sans contraintes de richesse individuelle, de reconnaitre que le temps et travail d'un est aussi valable que le temps et travail d'un autre peut importe sa fonction, statut sociale ou éducation, de renforcer les liens communautaires et de créer un système monétaire alternative qui reflète les vrais besoins des peuples. Les modèles d'échanges alternatives peuvent être aussi simple que le troc ou plus complexes comme la création d'une économie alternative. Dans le second cas, les commerçants et consommateurs reconnaissent la monnaie alternative et l'utilisent en parallèle et au même titre que la monnaie non-alternative.

Devises alternatives au Québec

Au Québec, il y en a environ 25 systèmes d'échanges locales dont la plupart basé sur le troc. Voici deux exemples:

Troc-tes-trucs: un local avec des tables et des bénévoles pour trier et recevoir des objets variés, des gens qui amènent ce dont ils n'ont plus besoin (vêtements, objets divers), un système de pointage pour chaque item et voilà! Le tour est jouer! On prends ce dont on a besoin et on laisse ce dont ont n'a plus besoin.

Banque d'échanges communautaires de services (BECS): un site web, des membres de la communauté offrant des services variés,  1 heure de travail = 1 heure de service. Simple comme tout!

Devises alternative dans le monde

Plusieurs devises alternatives existent dans divers pays autour du monde. Ce sont des devises reconnus par des commerçants locaux et qui servent autant que la monnaie locale ou des systèmes d'économie alternatives organisé sur le web. Au Canada on en retrouve au moins deux dont le Toronto dollar et le Calgary dollar mais, on en retrouve beaucoup d'autres aux États-Unis, en Argentine, aux Royaume-Unis, en Malaisie et dans plusieurs autres communautés autour du globe. En générale, ces devises locales existent dans le but de stimuler l'économie locale, financer des projets communautaires et renforcer des liens dans la communauté. Cependant, il existe des devises sur internet qui sont utilisé par divers personnes de divers pays qui permettent des échanges de biens et de services beaucoup plus large. Il suffit d'inventer un système qui s'allie aux valeurs communautaires de paix, de protection de l'environnement, de dignité et de respect humain pour créer un tout autre monde!

Pour vous inspirer le film d'Isaac Isitan, intitulé "L'Argent" est un exemple du commerce autrement. Pour accèder la version complète vous pouvez soit le commander du site web, le louer ou le visionner sur internet L'Argent (version complète).

S'entre-aider autrement

Si le commerce nous permets d'acquérir ce dont on a besoin pour vivre, il peux aussi être un outils d'entre-aide. Parfois c'est juste un coup de pousse qu'il nous faudrait pour sortir de la courbe d’appauvrissement et devenir un être non-appauvri. Pour ceci, il faut être capable de s'intégrer à l'économie en place dans notre communauté et souvent cela passe par la un emploi digne ou un commerce qui réponds aux demandes de notre entourage. Dans le système dans lequel nous vivons cela demande du capitale ou une connaissance monnayable. Il est évident que ce système exclusif ne sera pas remplacer ou éradiquer du jours au lendemain alors en attendant nous avons les systèmes d'échanges locales et les devises alternatives mais nous avons aussi la possibilité d'agir à l'intérieure du système en place. En tant que commerçant ou consommateur, nous avons le pouvoir du choix sur les produits et services qu'on s'échangent. Si collectivement nous décidons de privilégier les échanges qui respectent l'environnement (ex. produits biologiques, recyclés ou non toxiques), la dignité humaine (ex.: produits équitables ou le financement solidaire) et le bien-être de nos communautés (ex.: produits locales, artisanales ou socialement responsable), nous agissons alors de manière quotidienne pour s'entre-aider et soutenir une communauté locale et globale saine. 

Qui aurait cru que le commerce pourrait changer l'monde? :)

dimanche 13 janvier 2013

La Musique: L'art d'inspirer et de créer le changement

Avez-vous déjà remarqué le pouvoir de la musique sur l'âme? Regardé un enfant commencer à bouger ses petites jambes au rythme d'une chanson? Vu les gens se motiver lors d'un manifestation lorsqu'on se met à chanter?

La musique inspire. Elle donne des ailes. Elle rapproche les personnes et ce même si elles ne parlent pas la même langue. Lorsqu'on écoute de la musique, qu'on chante, qu'on joue un instrument ou qu'on danse sur un rythme qui nous plaît, soudainement on retrouve le bonheur, la paix et l'énergie pour surmonter tout les maux.

Aujourd'hui, j'aimerais partager une infime partie de l'inspiration possible lorsque nous baignons dans le monde de la musique. Je vous invites à écouter quelques pièces musicales et de vous laisser inspirer par leur possibilités. Aussi, je vous invites à donner plus de place à la musique dans votre vie et ainsi contribuer à changer le monde :-)

La musique pour donner une voix

Dans ce vidéo musicale, on retrouve trois grands artistes militants contemporains qui ont beaucoup contribué à l'éveil social et politique des jeunes générations partout dans le monde: Tiken Jah Fakoly, Manu Chau et Amazigh Kateb. Ils ont tous donné une voix à ceux qui n'en avaient pas, ils ont aussi dénoncé les injustices du système économique contemporain et ils ont su inspirer les nouvelles générations à s'impliquer pour créer un monde plus équitable.


La musique comme moteur de changement

Un groupe de personnes voulaient réunir et créer des liens entre les personnes à travers la musique et ce, peu importe où ils se trouvaient dans le monde. Ils s’appuyaient sur la croyance que la musique dépasse tout nos différences et qu'elle peut nous lier les un aux autres peu importe notre origine, sexe, religion, éducation, âge, etc. Ils ont commencé à filmer des artistes dans la rue et à voyager pour recueillir différents extraits musicales dans le but de créer des chansons multi-ethniques et dans des styles multiples. Ensuite, ils ont créé une fondation pour redonner aux communautés d'où les musiciens étaient issus. C'est ainsi qu'aujourd'hui Musique for Change construit des écoles d'arts, fait des concerts bénéfices autour du monde et se dédie à partager l'effet unificatrice de la musique partout dans le monde.



La musique pour le changement social

"Pour moi la musique c'est le sourire de l'âme" Ce sont les mots du directeur d'orchestre Sonidos de la tierra (Sons de la terre). Cet orchestre toute spéciale est composé de jeun gens issu de communautés extrêmement pauvre du Paraguay. Comme il leur est impossible de se procurer des instruments à cause de leur coûts trop onéreux, les personnes dans la communauté ont décidé de reproduire les instruments avec ce que leur entouraient: les déchets recyclés aux dépotoir. Avec l'aide de musiciens, de familles qui recycle les déchets et des politiciens ouvert à cette initiative, ainsi l’orchestre Sonidos de la tierra est née. Maintenant, des jeunes personnes peuvent apprendre à jouer la musique ce qui leur apporte espoir, inspiration et bonheur. C'est une belle initiative qui a pour but de réduire la violence et à augmenter les chances d'intégration ainsi que le changement social dans les communautés les plus pauvres. (Le vidéo est en espagnol sous-titré en anglais mais même si vous ne comprenez pas les images sont très inspirantes)



La musique comme cohésion sociale

Le projet musicale de Jeunes musiciens du monde (JMM) débute en Inde pour ensuite s'implanter aussi au Québec.

La mission?

"Jeunes musiciens du monde contribue à l’épanouissement des jeunes de milieux populaires en développant des écoles de musique gratuites, axées sur le patrimoine.Par définition, la musique traditionnelle, issue d’un patrimoine culturel vivant, est un instrument de socialisation. JMM mise sur ce pouvoir de rassemblement pour organiser les solidarités autour des enfants en mettant l’emphase sur un échange entre les générations. Finalement, Jeunes musiciens du monde contribue à enrichir la société par la promotion de la culture et du patrimoine et vise au développement du mieux-être plutôt qu'à celui du plus avoir."

C'est ainsi qu'aujourd'hui cinq écoles de musique ont vu le jour dont deux en Inde et trois au Québec. L'approche spécial de JMM c'est l'apprentissage de la musique accompagné du développement personnel ainsi que du développement social de la communauté. Encore une fois, la musique nourri l'âme ce qui nourri la communauté.

En Inde: (avec l'artiste québecois Yann Perreau)


Au Québec: (extrait d'un spectacle de l'École à Montréal)


La musique pour tout le monde

Faire découvrir la fresque colorée des chants du monde, promouvoir la diversité culturelle et participer à des spectacles bénéfices: voici quelques-uns des buts du Choeur de Baobab à Montréal. Cette chorale a cappella (sans accompagnement musicale) se distingue par son répertoire multilingue, son ouverture à intégrer des chanteurs de différents horizons et sa générosité lors des ses prestations gratuites pour différents organismes sociales ou culturelles.


lundi 30 juillet 2012

Changer le monde : Quelle drôle d’idée!? à Montréal !!


Dans le cadre du Festival Latinordicos du Film Immigrant

Quand : le 8 août à 18h45
Où : 545 rue Fleury Est, métro Henri-Bourassa, Café Da


Activité gratuite et en présence de la coréalisatrice Manuela Santiago-Teigeler, ce documentaire suit l’aventure de Mama, Yannior et de Manon, qui, depuis un village malien, la guajira vénézuelienne et la ville de Québec, vont tous se rendre pour la première fois au Forum Social Mondial. En filigrane, Chico Whitaker, Dorval Brunelle, Maude Barlow, Riccardo Petrella ou Blanca Chancoso nous expliquent ce qu’est le FSM et débattent sur comment il devrait évoluer pour effectivement changer le monde…

Bienvenus à tous et toutes!!!

dimanche 29 avril 2012

Venez marcher avec nous le 26 mai pour la dignité des immigrantEs et des réfugiéEs!


UN STATUT POUR TOUTES ET TOUS!
Marche pour la justice et la dignité pour tout-es les immigrant-es et les réfugié-es
SAMEDI LE 26 MAI 2012
Rassemblement à MIDI
Jean-Talon et Boyer (à quelques rues à l'est du métro Jean-Talon)
MONTRÉAL


On vit ici! On travaille ici! On reste ici!

Nous marchons ensemble pour exiger la fin des déportations et des détentions et également pour dénoncer la double peine dont sont victimes les immigrant-e-s qui ont un dossier criminel. Nous revendiquons Un Statut pour toutes et tous et mobilisons pour construire une Cité sans frontières dans laquelle toute la population peut vivre dans la justice et la dignité.

Organisé par:
Solidarité sans frontieres http://www.solidaritesansfrontieres.org/
Dignid Migrante http://dignidadmigrante.info/?lang=fr
JOC-Montreal http://www.jocmontreal.org/
Mexicains unis pour la régularisation
Centre des travailleurs et travailleuses immigrants http://iwc-cti.ca/?lang=fr
Personne n'est illégal http://nooneisillegal-montreal.blogspot.ca/

Vidéo monter par Manuela S. Teigeler

mardi 13 mars 2012

Le droit à l’asile en voie de disparition

Signez la pétition sur Avaaz:
Arrêtons le C-31 qui menace les réfugiéEs!

Imaginez être citoyen d’un pays où des enfants de bas âge sont gardés en détention, incarcérés pendant des mois et parfois séparés de leurs parents. Imaginez que leurs parents, innocents de tout crime, ont été victimes de torture, de viol et d'autres actes de violence, mais qu’il soit tout de même acceptable que ces familles traumatisées soient interrogées répétitivement, menottés, humiliées et enfermées dans une cellule sans possibilité de communiquer avec l’extérieure ni possibilité d’avoir recours judiciaire. Enfin, imaginez qu’au lieu de les protégés contre d’autres actes de violence, ils soient renvoyés à ceux qui les persécutent sans possibilité de s’échapper.
Ceci est malheureusement le cas de plusieurs familles au Canada où plus de 400 enfants par année sont détenus dans des prisons canadiennes, et ce, sans compter un nombre important d’innocents hommes et femmes. Le motif de leur détention : victimes de violence, de guerre ou d’autres atrocités, ils sont obligés de s’exiler de leur terre natale pour demander l’asile au Canada. Ces demandeurs d’asiles, déjà dans un état de santé mentale fragile à leur arrivée, s’adaptent mal à la vie de prison où ils sont traités en criminel, menottés, interrogés et parfois séparés de leurs familles. Selon une étude de la Table de Concertation des personnes Refugiés et Immigrantes (TCRI), enfants comme adultes deviennent souvent dépressifs voir même suicidaires et développent plusieurs troubles psychiques liés à l’incarcération : l’anxiété d’être séparés de leurs parents, l’humiliation d’être menottés, les troubles de comportement social et de développement, la peur de se voir renvoyé à leurs tortionnaires, etc. La vision du gouvernement conservateur est pourtant claire à leur sujet : on désire augmenter le nombre de détenus par des mesures qui pourront rendre la détention obligatoire, et ce, pour la durée d’une année ferme. Sinon, pire encore, d’autres mesures visent un renvoi expéditif sans recours ni révision judiciaire pour des personnes venant de pays spécifiques considérés « sûrs ». Par un dispositif qui donnera un pouvoir démesuré au ministre la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme qui décidera, à lui seul, quel pays sont dites « sûrs » les demandeurs d’asile se verront renvoyés, peu importe leurs raisons d’exil. Cette mesure sera aussi imposée aux réfugiés acceptés devenus résidents permanents venus de pays dits « sûrs » ainsi ces personnes seront dérobées de leur statut de personne protégée et renvoyer dans leur pays d’origine sans préavis ni soucis pour leur bien-être. Tout ceci grâce à une série de lois déposées par les conservateurs appelés le projet de loi C-31 et qui sera probablement passé au vote au parlement canadien, majoritairement conservateur, d’ici la fin mars 2012. En autres mots, les plus vulnérables de notre société, comme les femmes victimes de violence conjugale ou des familles menacées de mort se verront abandonnées par les seuls dispositifs et moyens supposés les sauver : le droit à l’asile.
Plusieurs avocats et militants ont lever leurs voix pour dénoncer cette régression dans la protection des droits humains fondamentaux en soulignant que même dans un pays considéré « sûr » il peut y avoir des flagrants abus des droits humains contre les femmes, comme dans les cas de violence conjugale, et envers des minorités ethniques, sexuelles ou politiques comme dans les cas de violence organisée. De plus, ces experts expliquent qu’il y a toujours risque d’erreur humaine lors du traitement des dossiers d’un demandeur d’asile et que ce risque augmentera si on conjugue un délai de traitement écourté suivi d’une déportation expéditive. Il est important de souligner qu’il s’agit ici des vies humaines parfois renvoyées pour être torturés ou assassinés par ceux même duquel ils se sont échappés pour trouver refuge.
Malgré l’effort du Canada à accepter certains réfugiés, il tourne de plus en plus le dos à des milliers de personnes dont 83,382 femmes, enfants et homme déportés entre 2006 et 2011 puis un autre 72,000 réfugiés qui ont été détenus arbitrairement entre 2004 et 2007. Si le Canada traite les demandeurs d’asile de cette façon, imaginez comment il traite les personnes ayant été refusées ou qui n’ont aucun statut officiel. Encore une fois, les enfants sont souvent les premières victimes : sans statuts ils sont privés d’éducation, de soins de santé et parfois même de leurs parents. Le cas des enfants de Paola Ortiz, une mère mexicaine victime de violence conjugale, est un exemple parmi tant d’autres : son statut de demandeur d’asile a été refusé et elle a été expulsée puis contrainte à laisser ces deux enfants en bas âge au Canada.
Selon Solidarité Sans Frontières, les faits ne font que s’aggraver depuis la dernière décennie avec une augmentation de 50% de déportations et un refus de 97% des demandes de révision dans les cas de refus du statut de demandeur d’asile appelé l’Examen des risques avant renvoi (ÉRAR). Tout ceci en dépit et malgré les dangers et les risques auxquels font face les personnes une fois renvoyées dans leur pays. Ceci est surtout le cas des non-citoyens canadiens qui ont le malheur de se faire révoquer leur résidence permanente et se voir attribué le sceau de « grande criminalité » pour des crimes mineurs comme des amendes non payées. Lors de la déportation, cette étiquette de « criminel » donne souvent le feu vert aux autorités de leurs pays d’origine à incarcérer ces anciens résidents permanents dans des conditions menant à la maladie ou la mort. C’est le syndrome « pas dans ma cour ».
Il est évident que le système d’immigration canadien a des lacunes majeures et faute d’humanisme, ce système tend vers le contraire des valeurs défendues dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention sur les réfugiés dont le Canda est signataire. Pourtant, il projette l’image d’un pays libre, voire même accueillant, mais lorsqu’on gratte cette fausse façade on trouve que l’hypocrisie d’un système d’immigration déshumanisé et discriminatoire ayant un manque flagrant de sensibilité pour la souffrance humaine. En tant que citoyens canadiens, nous sommes redevables envers ces enfants innocents qu’on incarcère arbitrairement et abusivement, et nous sommes aussi redevables envers ceux et celles qu’on déporte vers la torture et la misère. Il est évident que d’une part le gouvernement doit changer sa façon injuste et inhumaine de traiter les immigrants dont les demandeurs d’asile, mais il est d’autant plus urgent que, nous, en tant que citoyens, contestons ces injustices. Il est impératif de rappeler à notre gouvernement qu’il doit respecter les droits de la personne dans leurs intégralités et ce, pour tout être humain peu importe leur provenance ou leur statut.

Pour plus d’informations ou pour vous impliquer voir les liens suivants :

Signez la pétition sur Avaaz:
Arrêtons le C-31 qui menace les réfugiéEs!

Écrivez au Premier Ministre :
Premier Ministre Harper :      stephen.harper@parl.gc.ca

Écrivez au Ministre de l’Immigration :
Jason Kenney:  Ministre@cic.gc.ca

Écrivez à votre député fédéral:

Conseil Canadien pour réfugiés : http://ccrweb.ca/

Campagne Une tulipe pour les réfugiés : http://www.facebook.com/A.tulip.for.refugees

La table de concertation de personnes réfugiées et immigrantes : http://www.tcri.qc.ca/

Solidarité sans frontières : http://www.solidaritesansfrontieres.org/


jeudi 8 mars 2012

Madame tout le monde

En cette Journée Internationale de la Femme, prenons un moment pour penser à la situation de la femme d'ici et d'ailleurs. Prenons cette occasion pour s'informer, partager et réfléchir à tout ce qui touche la femme de près et de loin: la violence conjugale, le rôle au sein de la famille, l'accès aux services de santé, son hyper-sexualisation  à sa sous représentation dans les lieux de pouvoir. Surmontons les stéréotypes et vainquons la peur de dénoncer les injustices de ce monde. Ensemble, femmes, hommes, enfants, nous avons le pouvoir de changer nos statuts de victimes pour ceux de créateurs d'un meilleur monde juste et équitable.

Et juste pour vous prouver que tout le monde peut faire un différence, je vous présente une capsule vidéo de 2011 fait par les habitants de Pointe Saint-Charles à Montréal. Ces personnes, Monsieur et Madame tout le monde, issue d'un des quartier les plus marginalisé et pauvre de l'île de Montréal, ont mis la main à la pâte et, à chaque année, elles organisent une soirée dédié à la "Fête des Femmes".


dimanche 26 février 2012

Luttes populaires du Maroc: Mouvement 20 février


Conférence animé par le Comité Montrélais de Soutien au Mouvement 20 février (CMSM) dans le cadre du premier anniversaire de ce mouvement populaire de contestation née le 20 février 2011 au Maroc. Cette première partie expose l'évolution du Mouvement 20 Février au Maroc depuis 2011 à aujourd'hui. Filmé à Montréal le 18 février 2012 par Manuela S. Teigeler.

lundi 12 décembre 2011

Un membre de notre famille est prisonnier politique: Appel à la solidarité!





Chers amis, famille  et sympathisants,

Le 5 octobre 2011, un membre de notre famille, Moustapha Oushtoubane, a été arrêté et accusé injustement au Maroc.

Son crime : être un acteur politique important dans la lutte de son village, Imider, contre une compagnie minière qui épuise l’eau de la région, pollue les terres agricoles, exploite les habitants et utilise leur pouvoir pour corrompre les autorités locales.

C’est un combat de longue haleine qui date de 1996 et qui a pris de l’ampleur cette année (2011) lorsque, suite à des pompages excessifs de la nappe phréatique, la compagnie Société Métallurgique d’Imiter (SMI) a privé les habitants du village d’Imider de l’eau pour boire et  pour irriguer leurs terres agricoles. En réponse à cet abus, les habitants ont pris le chemin de la résistance et la lutte pour leur survie : ils se sont organisés pour manifester et présenter leurs demandes à la mine.  La mine décide de faire l’oreille sourde  alors les habitants d’Imider décide d’occuper pacifiquement un réservoir d’eau et, ainsi, de coupé une partie de l’alimentation d’eau de la mine.

La conséquence : le niveau d’eau est retourné à la normale mais les  autorités locales ont commencées une campagne d’intimidation de la population d’Imider. Les personnes organisatrices du mouvement contre la mine, comme Moustapha et sa mère Aisha, sont ciblées pour donner l’exemple.

Moustapha est alors  victime d’un complot monté par la compagnie minière et les autorités locales : on l’accuse de vol et on le met sous état d’arrestation en montant des fausses preuves. Ce qui suit c’est injustice par injustice : interrogation et intimidation sans répit,  Moustapha est ensuite drogué et forcé à signer une fausse déclaration et enfin, on l’incarcère pour ensuite l’expédier devant un  tribunal corrompu qui lui donne une lourde peine de 4 ans de prison pour un crime qui n’a pas commis.

Si nous faisons appel à  la solidarité aujourd’hui c’est car nous avons besoin de votre appui pour venir en aide  à Moustapha, aux proches de Moustapha ainsi qu’aux habitants d’Imider.  

Dans un premier temps, nous avons décidé de lancer une campagne de lever de fond pour soutenir Moustapha et sa famille immédiate. Moustapha été le seul à travailler dans sa famille et à subvenir aux besoins de ces 5 frères et sœurs, dont 3 encore au primaire. De plus, l’incarcération impose des nouvelles charges financières : avocats, déplacement pour visites familiales, couverture des besoins de base comme l’achat du savon et plusieurs autres dépenses importantes.

Par la suite, la campagne de fond sera suivie d’actions plus concrètes comme la compilation d’un dossier détaillé du combats des habitants d’Imider et la recherche de soutien auprès des organismes de défense de droits de l’homme, de défense du droit à l’eau et de défense contre l’exploitation minière. Nous sommes en lien avec les habitants d’Imider et nous ferons des actions conjointes pour lever le voile sur le complot qui a fait de Moustapha un prisonnier politique et pour défendre les droits des habitants d’Imider.

Enfin, en bas de page vous trouverez un lien vers un article de Tel Quel, magazine marocain connu pour son implication politique, et vers des vidéos de la lutte des habitants d’Imider. Nous incluons aussi des liens vers quelques  photos pour vous mettre en contexte et les liens pour les pages Facebook des habitants d’Imider ainsi que celui de Moustapha.  Nous sommes aussi disponibles en tout temps pour répondre à toutes vos questions, contactez nous! ( changerlmonde(arobas)gmail.com )

Si vous pouvez contribuer au levée de fond, voici les options:
  1. Contribuer par carte de credit par le bouton Paypal intégrer ici-bas.  N.B.: Ceci est la meilleure option si vous n'avez pas de compte bancaire canadien.
  2. Contribuer par virement bancaire. Contactez-nous pour toutes les informations!
  3. Contribuer par chèque pour ensuite l'envoyer par la poste.Pour l'adresse contacter nous!
  4. Donner votre contribution en personne. N.B.: Ceci implique que vous habitez Montréal et que nous convenons un rdv.      
Vos dons seront par la suite acheminé à la mère de Moustapha, Aisha qui pourra ainsi subvenir aux besoins de bases de sa famille ainsi que ceux de Moustapha.


Svp soyez généreux!








Si vous préférez ou vous voulez  vous impliquer autrement, nous avons besoin des personnes motivées pour :
  • Faire la promotion des levées de fonds
  • Construire un blogue ou autre plateforme web pour diffuser l’information
  • Traduire des textes, spécifiez vos langues de préférences
  • Faire de la recherche pour trouver des organismes qui pourrait nous soutenir
  • Écrire des communiqués, pamphlets, lettre, articles ou autre
  • Plusieurs autres tâches liées à la diffusion d’information, à la levée de fond et à la défense des droits de Moustapha ainsi que ceux des habitants d’Imider

Merci de votre appuie et de votre générosité!

Nous prenons également cette occasion pour vous souhaiter un merveilleux temps des fêtes et une belle nouvelle année.

Nos meilleurs vœux,

Manuela et Lahcen

Lien article Tel Quel et autre journaux :


Liens Facebook de Imider and de Moustapha :

dimanche 6 novembre 2011

Occupons Montréal - Mise a jour (Update)


Le 15 octobre 2011 des centaines de personnes ont manifestées et occupées la Square Victoria au centre de ville de Montréal au nom du Mouvement Internationale des Indignés. Le Square, renommée La Place du Peuple la journée même, subi une transformation radicale lorsque des centaines de personnes posèrent leurs tentes. Ce reportage indépendant, réalisé par Manuela S. Teigeler le 30 octobre 2011, tente de comprendre ce qui est advenu par la suite et ce qu'il se passe sur le terrain d'Occupons Montreal.

Voir aussi:
Occupons Montreal sur Facebook

lundi 9 mai 2011

Marche Anticapitaliste du 1er mai 2011, Spécial Baby Bloc

Un vidéo reportage indépendant sur la Marche Anticapitaliste du 1er mai à Montréal organisée par la Convergence des Luttes Anti-Capitaliste (CLAC) de Montréal. Ce reportage se concentre sur le Baby Bloc, un contingent d'enfants et leurs parents.


dimanche 1 mai 2011

Manifestation a Montreal du CMSM le 24 avril 2011

Des témoignages et messages de solidarité des manifestants qui ont assités la manifestation à Montréal le 24 avril 2011organisée par le Comité Montréalais de Soutien au Mouvement du 20 février (CMSM) au Maroc. Un reportage indépendant de Manuela Santiago-Teigeler.



Selon la source de média indépendante, Lakome, plus de 800 000 personnes ont sorti manifester pour la démocratie et la justice au Maroc le 24 avril 2011.

Selon Lakome, "Le Conseil a également appelé au lancement d’une large campagne de dénonciation du rôle négatif que jouent les médias publics, qui marginalisent et occultent le rôle du Mouvement. « Le 3 mai prochain, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, le Mouvement organisera différentes activités pour réclamer la liberté d’expression et de la presse, et pour une gestion démocratique des médias publics ».

Le Comité Montréalais de Soutien au Mouvement 20 février continu à oeuvrer pour informer le public canadien et appels au soutien des citoyens pour leur mouvement.

samedi 16 avril 2011

Parlons Élections: le vote outil de démocratie?


Le vote: ce glorieux moment, qui selon certains, représente l'apogée même de la démocratie. On préconise qu’il donne une voix à tous, des plus démunis aux plus aisés, qu’il contribue à façonner la société future et qu’il détermine qui aura quoi, comment et combien. Ainsi, dans l’imaginaire du peuple le vote devient un moment où le citoyen se sent en pouvoir et même en devoir de contribuer au bon fonctionnement de sa société. 

Selon le Larousse, la démocratie est un «système politique, une forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple.» Si nous parlons de souveraineté, nous parlons de pouvoir suprême, voir de pouvoir absolu qui emporte sur tous les autres. En autre mot, lorsque le citoyen vote, son vote doit être considéré comme un acte souverain, sa voix, son choix doit emporter sur le reste pour que l'acte mène à la démocratie. 

Cependant, dans nos sociétés modernes, les forces politiques ne résident plus juste entre les mains des citoyens. Il est aussi dans les mains des groupes d'intérêts qui eux, ont la capacité de rivaliser contre le pouvoir souverain du peuple. Ces groupes d'intérêts vont s'interposer entre les individus, leur vote et le pouvoir qui en résulte. C'est à dire, l'acte de voter devient piégé entre un acte qui devrait être démocratique, souverain et la puissance des groupes d'intérêts qui détermineront si le vote sera respecté. 

La liste des groupes d'intérêts est longue mais nous pouvons les diviser en deux grandes catégories: les groupes d'intérêts publique, surtout financés par le public comme le gouvernement, et les groupes d'intérêts privés, surtout financés par le privé comme les grandes entreprises. Le pouvoir d’un groupe d'intérêt réside dans sa force et sa capacité de s'imposer sur l'état actuel de la société. Dans le système économique et politique néolibéral de nos jours, le pouvoir revient à celui qui détient le capital et le financement. L'argent émane de la sphère publique, produit par le gouvernement, mais ce n'est pas elle qui le détient. C'est plutôt la sphère privé, les grande entreprises, qui détiennent le pouvoir économique et alors le pouvoir d'imposer leur volonté sur le gouvernement et la société civile. En autre mots, «La démocratie tend ainsi à se transformer en un vaste ensemble d'organisations corporatistes, où la puissance remplace la légitimité».

Dans ce contexte, la crise démocratique actuelle est devenue incontournable. Ce déficit démocratique est caractérisé par un pouvoir technocratique au sein du gouvernement et par un pouvoir d'associations corporatives qui ont tendance à se substituer aux élus. Par sa nature même, elle engendre une réduction du pouvoir souverain des citoyens. Dans cette optique, les abstentions de vote deviennent l'indicateur du déficit démocratique car sentant que leur pouvoir souverain est bafoué, les citoyens se désistent à voter (40% en 2008 au Canada).

D’une part, il est possible d’accuser les citoyens et les politiciens de manquer à leur devoir en tant que membres actifs de la société. D’autre part, il est aussi possible d’accuser les groupes d’intérêts puissants de s'imposer financièrement sur le pouvoir souverain et d'utiliser les masses médias en tant qu’outils de manipulation de l'opinion publique et outils de propagande pour leur intérêts. Peu importe sur qui on décide de mettre le blâme, cela rime à une démocratie biaisé: les citoyens n’ont pas les outils ni le pouvoir souverain pour faire un choix éclairé et la désinformation politique mêlée au pourvoir d'influence des groupes d'intérêts supplantent le sens même du vote. En autres mots, le citoyen qu’il vote ou qu’il s’abstient est souvent  dans l'incapacité  non seulement d’expliquer de manière claire son choix politique mais aussi dans l'incapacité d'exercer son pouvoir souverain à travers le vote. Ceci se reflète à plusieurs niveaux que cela soit dans le manque de diversité de choix politique ou dans la système non représentatif des votes, ou abstentions, actuels.

Malgré tout, le fait de voter ou pas est un choix politique qui a un poids lourd dans l’évolution d’une société. Et ce car si on s'abstient, on crée un vide politique facilement manipulable par les groupes d'intérêts. Cependant le vote n’est exercé qu'une fois chaque quatre ans. Une société, avec toutes ses valeurs, ses rêves, ses réussites ou ses échecs, est construit dans le quotidien. Jours par jours, heure par heure, les citoyens, les groupes d’intérêts, les médias construisent le monde dans lequel nous vivons. Il ne suffit pas de voter ou de s’abstenir une journée par quatre ans pour contribuer à la démocratie ou pour dénoncer son déficit. 

Pour imposer le pouvoir souverain du peuple, le citoyen doit développer une nouvelle stratégie. Celle-ci doit prendre racine dans l'implication politique quotidienne de chacun. Le choix de produits qu’on consomme, la signature d'une pétition ou la diffusion d'information alternative sont  des gestes  qui combattent le défaitisme face à un système de plus en plus défaillant démocratiquement. La vraie démocratie réside en chacun de nous. Chaque individu exerce son pouvoir souverain dans sa manière de s’intéresser et d’interagir dans la société qui l’entoure. Alors, notre devoir en tant que citoyen actif de notre société réside plutôt dans les actes que nous posons en dehors du bureau de scrutin. Enfin, que nous votons ou que nous nous abstenons, la souveraineté qui émane du peuple ne peut  exister que si nos gestes sont complémentaires à nos convictions politiques et nos aspirations sociétales dans le quotidien.