mardi 13 mars 2012

Le droit à l’asile en voie de disparition

Signez la pétition sur Avaaz:
Arrêtons le C-31 qui menace les réfugiéEs!

Imaginez être citoyen d’un pays où des enfants de bas âge sont gardés en détention, incarcérés pendant des mois et parfois séparés de leurs parents. Imaginez que leurs parents, innocents de tout crime, ont été victimes de torture, de viol et d'autres actes de violence, mais qu’il soit tout de même acceptable que ces familles traumatisées soient interrogées répétitivement, menottés, humiliées et enfermées dans une cellule sans possibilité de communiquer avec l’extérieure ni possibilité d’avoir recours judiciaire. Enfin, imaginez qu’au lieu de les protégés contre d’autres actes de violence, ils soient renvoyés à ceux qui les persécutent sans possibilité de s’échapper.
Ceci est malheureusement le cas de plusieurs familles au Canada où plus de 400 enfants par année sont détenus dans des prisons canadiennes, et ce, sans compter un nombre important d’innocents hommes et femmes. Le motif de leur détention : victimes de violence, de guerre ou d’autres atrocités, ils sont obligés de s’exiler de leur terre natale pour demander l’asile au Canada. Ces demandeurs d’asiles, déjà dans un état de santé mentale fragile à leur arrivée, s’adaptent mal à la vie de prison où ils sont traités en criminel, menottés, interrogés et parfois séparés de leurs familles. Selon une étude de la Table de Concertation des personnes Refugiés et Immigrantes (TCRI), enfants comme adultes deviennent souvent dépressifs voir même suicidaires et développent plusieurs troubles psychiques liés à l’incarcération : l’anxiété d’être séparés de leurs parents, l’humiliation d’être menottés, les troubles de comportement social et de développement, la peur de se voir renvoyé à leurs tortionnaires, etc. La vision du gouvernement conservateur est pourtant claire à leur sujet : on désire augmenter le nombre de détenus par des mesures qui pourront rendre la détention obligatoire, et ce, pour la durée d’une année ferme. Sinon, pire encore, d’autres mesures visent un renvoi expéditif sans recours ni révision judiciaire pour des personnes venant de pays spécifiques considérés « sûrs ». Par un dispositif qui donnera un pouvoir démesuré au ministre la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme qui décidera, à lui seul, quel pays sont dites « sûrs » les demandeurs d’asile se verront renvoyés, peu importe leurs raisons d’exil. Cette mesure sera aussi imposée aux réfugiés acceptés devenus résidents permanents venus de pays dits « sûrs » ainsi ces personnes seront dérobées de leur statut de personne protégée et renvoyer dans leur pays d’origine sans préavis ni soucis pour leur bien-être. Tout ceci grâce à une série de lois déposées par les conservateurs appelés le projet de loi C-31 et qui sera probablement passé au vote au parlement canadien, majoritairement conservateur, d’ici la fin mars 2012. En autres mots, les plus vulnérables de notre société, comme les femmes victimes de violence conjugale ou des familles menacées de mort se verront abandonnées par les seuls dispositifs et moyens supposés les sauver : le droit à l’asile.
Plusieurs avocats et militants ont lever leurs voix pour dénoncer cette régression dans la protection des droits humains fondamentaux en soulignant que même dans un pays considéré « sûr » il peut y avoir des flagrants abus des droits humains contre les femmes, comme dans les cas de violence conjugale, et envers des minorités ethniques, sexuelles ou politiques comme dans les cas de violence organisée. De plus, ces experts expliquent qu’il y a toujours risque d’erreur humaine lors du traitement des dossiers d’un demandeur d’asile et que ce risque augmentera si on conjugue un délai de traitement écourté suivi d’une déportation expéditive. Il est important de souligner qu’il s’agit ici des vies humaines parfois renvoyées pour être torturés ou assassinés par ceux même duquel ils se sont échappés pour trouver refuge.
Malgré l’effort du Canada à accepter certains réfugiés, il tourne de plus en plus le dos à des milliers de personnes dont 83,382 femmes, enfants et homme déportés entre 2006 et 2011 puis un autre 72,000 réfugiés qui ont été détenus arbitrairement entre 2004 et 2007. Si le Canada traite les demandeurs d’asile de cette façon, imaginez comment il traite les personnes ayant été refusées ou qui n’ont aucun statut officiel. Encore une fois, les enfants sont souvent les premières victimes : sans statuts ils sont privés d’éducation, de soins de santé et parfois même de leurs parents. Le cas des enfants de Paola Ortiz, une mère mexicaine victime de violence conjugale, est un exemple parmi tant d’autres : son statut de demandeur d’asile a été refusé et elle a été expulsée puis contrainte à laisser ces deux enfants en bas âge au Canada.
Selon Solidarité Sans Frontières, les faits ne font que s’aggraver depuis la dernière décennie avec une augmentation de 50% de déportations et un refus de 97% des demandes de révision dans les cas de refus du statut de demandeur d’asile appelé l’Examen des risques avant renvoi (ÉRAR). Tout ceci en dépit et malgré les dangers et les risques auxquels font face les personnes une fois renvoyées dans leur pays. Ceci est surtout le cas des non-citoyens canadiens qui ont le malheur de se faire révoquer leur résidence permanente et se voir attribué le sceau de « grande criminalité » pour des crimes mineurs comme des amendes non payées. Lors de la déportation, cette étiquette de « criminel » donne souvent le feu vert aux autorités de leurs pays d’origine à incarcérer ces anciens résidents permanents dans des conditions menant à la maladie ou la mort. C’est le syndrome « pas dans ma cour ».
Il est évident que le système d’immigration canadien a des lacunes majeures et faute d’humanisme, ce système tend vers le contraire des valeurs défendues dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention sur les réfugiés dont le Canda est signataire. Pourtant, il projette l’image d’un pays libre, voire même accueillant, mais lorsqu’on gratte cette fausse façade on trouve que l’hypocrisie d’un système d’immigration déshumanisé et discriminatoire ayant un manque flagrant de sensibilité pour la souffrance humaine. En tant que citoyens canadiens, nous sommes redevables envers ces enfants innocents qu’on incarcère arbitrairement et abusivement, et nous sommes aussi redevables envers ceux et celles qu’on déporte vers la torture et la misère. Il est évident que d’une part le gouvernement doit changer sa façon injuste et inhumaine de traiter les immigrants dont les demandeurs d’asile, mais il est d’autant plus urgent que, nous, en tant que citoyens, contestons ces injustices. Il est impératif de rappeler à notre gouvernement qu’il doit respecter les droits de la personne dans leurs intégralités et ce, pour tout être humain peu importe leur provenance ou leur statut.

Pour plus d’informations ou pour vous impliquer voir les liens suivants :

Signez la pétition sur Avaaz:
Arrêtons le C-31 qui menace les réfugiéEs!

Écrivez au Premier Ministre :
Premier Ministre Harper :      stephen.harper@parl.gc.ca

Écrivez au Ministre de l’Immigration :
Jason Kenney:  Ministre@cic.gc.ca

Écrivez à votre député fédéral:

Conseil Canadien pour réfugiés : http://ccrweb.ca/

Campagne Une tulipe pour les réfugiés : http://www.facebook.com/A.tulip.for.refugees

La table de concertation de personnes réfugiées et immigrantes : http://www.tcri.qc.ca/

Solidarité sans frontières : http://www.solidaritesansfrontieres.org/


jeudi 8 mars 2012

Madame tout le monde

En cette Journée Internationale de la Femme, prenons un moment pour penser à la situation de la femme d'ici et d'ailleurs. Prenons cette occasion pour s'informer, partager et réfléchir à tout ce qui touche la femme de près et de loin: la violence conjugale, le rôle au sein de la famille, l'accès aux services de santé, son hyper-sexualisation  à sa sous représentation dans les lieux de pouvoir. Surmontons les stéréotypes et vainquons la peur de dénoncer les injustices de ce monde. Ensemble, femmes, hommes, enfants, nous avons le pouvoir de changer nos statuts de victimes pour ceux de créateurs d'un meilleur monde juste et équitable.

Et juste pour vous prouver que tout le monde peut faire un différence, je vous présente une capsule vidéo de 2011 fait par les habitants de Pointe Saint-Charles à Montréal. Ces personnes, Monsieur et Madame tout le monde, issue d'un des quartier les plus marginalisé et pauvre de l'île de Montréal, ont mis la main à la pâte et, à chaque année, elles organisent une soirée dédié à la "Fête des Femmes".


dimanche 26 février 2012

Luttes populaires du Maroc: Mouvement 20 février


Conférence animé par le Comité Montrélais de Soutien au Mouvement 20 février (CMSM) dans le cadre du premier anniversaire de ce mouvement populaire de contestation née le 20 février 2011 au Maroc. Cette première partie expose l'évolution du Mouvement 20 Février au Maroc depuis 2011 à aujourd'hui. Filmé à Montréal le 18 février 2012 par Manuela S. Teigeler.

lundi 12 décembre 2011

Un membre de notre famille est prisonnier politique: Appel à la solidarité!





Chers amis, famille  et sympathisants,

Le 5 octobre 2011, un membre de notre famille, Moustapha Oushtoubane, a été arrêté et accusé injustement au Maroc.

Son crime : être un acteur politique important dans la lutte de son village, Imider, contre une compagnie minière qui épuise l’eau de la région, pollue les terres agricoles, exploite les habitants et utilise leur pouvoir pour corrompre les autorités locales.

C’est un combat de longue haleine qui date de 1996 et qui a pris de l’ampleur cette année (2011) lorsque, suite à des pompages excessifs de la nappe phréatique, la compagnie Société Métallurgique d’Imiter (SMI) a privé les habitants du village d’Imider de l’eau pour boire et  pour irriguer leurs terres agricoles. En réponse à cet abus, les habitants ont pris le chemin de la résistance et la lutte pour leur survie : ils se sont organisés pour manifester et présenter leurs demandes à la mine.  La mine décide de faire l’oreille sourde  alors les habitants d’Imider décide d’occuper pacifiquement un réservoir d’eau et, ainsi, de coupé une partie de l’alimentation d’eau de la mine.

La conséquence : le niveau d’eau est retourné à la normale mais les  autorités locales ont commencées une campagne d’intimidation de la population d’Imider. Les personnes organisatrices du mouvement contre la mine, comme Moustapha et sa mère Aisha, sont ciblées pour donner l’exemple.

Moustapha est alors  victime d’un complot monté par la compagnie minière et les autorités locales : on l’accuse de vol et on le met sous état d’arrestation en montant des fausses preuves. Ce qui suit c’est injustice par injustice : interrogation et intimidation sans répit,  Moustapha est ensuite drogué et forcé à signer une fausse déclaration et enfin, on l’incarcère pour ensuite l’expédier devant un  tribunal corrompu qui lui donne une lourde peine de 4 ans de prison pour un crime qui n’a pas commis.

Si nous faisons appel à  la solidarité aujourd’hui c’est car nous avons besoin de votre appui pour venir en aide  à Moustapha, aux proches de Moustapha ainsi qu’aux habitants d’Imider.  

Dans un premier temps, nous avons décidé de lancer une campagne de lever de fond pour soutenir Moustapha et sa famille immédiate. Moustapha été le seul à travailler dans sa famille et à subvenir aux besoins de ces 5 frères et sœurs, dont 3 encore au primaire. De plus, l’incarcération impose des nouvelles charges financières : avocats, déplacement pour visites familiales, couverture des besoins de base comme l’achat du savon et plusieurs autres dépenses importantes.

Par la suite, la campagne de fond sera suivie d’actions plus concrètes comme la compilation d’un dossier détaillé du combats des habitants d’Imider et la recherche de soutien auprès des organismes de défense de droits de l’homme, de défense du droit à l’eau et de défense contre l’exploitation minière. Nous sommes en lien avec les habitants d’Imider et nous ferons des actions conjointes pour lever le voile sur le complot qui a fait de Moustapha un prisonnier politique et pour défendre les droits des habitants d’Imider.

Enfin, en bas de page vous trouverez un lien vers un article de Tel Quel, magazine marocain connu pour son implication politique, et vers des vidéos de la lutte des habitants d’Imider. Nous incluons aussi des liens vers quelques  photos pour vous mettre en contexte et les liens pour les pages Facebook des habitants d’Imider ainsi que celui de Moustapha.  Nous sommes aussi disponibles en tout temps pour répondre à toutes vos questions, contactez nous! ( changerlmonde(arobas)gmail.com )

Si vous pouvez contribuer au levée de fond, voici les options:
  1. Contribuer par carte de credit par le bouton Paypal intégrer ici-bas.  N.B.: Ceci est la meilleure option si vous n'avez pas de compte bancaire canadien.
  2. Contribuer par virement bancaire. Contactez-nous pour toutes les informations!
  3. Contribuer par chèque pour ensuite l'envoyer par la poste.Pour l'adresse contacter nous!
  4. Donner votre contribution en personne. N.B.: Ceci implique que vous habitez Montréal et que nous convenons un rdv.      
Vos dons seront par la suite acheminé à la mère de Moustapha, Aisha qui pourra ainsi subvenir aux besoins de bases de sa famille ainsi que ceux de Moustapha.


Svp soyez généreux!








Si vous préférez ou vous voulez  vous impliquer autrement, nous avons besoin des personnes motivées pour :
  • Faire la promotion des levées de fonds
  • Construire un blogue ou autre plateforme web pour diffuser l’information
  • Traduire des textes, spécifiez vos langues de préférences
  • Faire de la recherche pour trouver des organismes qui pourrait nous soutenir
  • Écrire des communiqués, pamphlets, lettre, articles ou autre
  • Plusieurs autres tâches liées à la diffusion d’information, à la levée de fond et à la défense des droits de Moustapha ainsi que ceux des habitants d’Imider

Merci de votre appuie et de votre générosité!

Nous prenons également cette occasion pour vous souhaiter un merveilleux temps des fêtes et une belle nouvelle année.

Nos meilleurs vœux,

Manuela et Lahcen

Lien article Tel Quel et autre journaux :


Liens Facebook de Imider and de Moustapha :

dimanche 6 novembre 2011

Occupons Montréal - Mise a jour (Update)


Le 15 octobre 2011 des centaines de personnes ont manifestées et occupées la Square Victoria au centre de ville de Montréal au nom du Mouvement Internationale des Indignés. Le Square, renommée La Place du Peuple la journée même, subi une transformation radicale lorsque des centaines de personnes posèrent leurs tentes. Ce reportage indépendant, réalisé par Manuela S. Teigeler le 30 octobre 2011, tente de comprendre ce qui est advenu par la suite et ce qu'il se passe sur le terrain d'Occupons Montreal.

Voir aussi:
Occupons Montreal sur Facebook

lundi 9 mai 2011

Marche Anticapitaliste du 1er mai 2011, Spécial Baby Bloc

Un vidéo reportage indépendant sur la Marche Anticapitaliste du 1er mai à Montréal organisée par la Convergence des Luttes Anti-Capitaliste (CLAC) de Montréal. Ce reportage se concentre sur le Baby Bloc, un contingent d'enfants et leurs parents.